Tract UGICT : Accord sur les retraites du 18 mars : le sacrifice des cadres

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Accord du 18 mars : Le sacrifice des cadres… sans apporter pour autant la moindre réponse aux attentes et aux besoins de l’ensemble des salariés. Cet accord,  passé par la CFDT, la CFTC et FO avec le Medef, valide le recul des âges de départ initié par la réforme du 9 novembre 2010 et discrimine sévèrement les cadres tout en modifiant à la baisse les droits à pension de tous. Le recul des âges  L’âge ouvrant à retraite sans abattement sur le montant de la pension, qui était de 65 ans depuis l’origine, passera à 67 ans à compter de 2023.  Le dispositif dérogatoire permettant cependant de faire liquider ses droits sans abattement, dès lors que les conditions requises pour cela dans le régime de base sont réunies, est reconduit mais « jusqu’au 31   décembre 2018 au plus tard ». Pourront donc encore profiter de ce dispositif les salariés nés avant le 1er décembre 1956 : car dans les régimes Agirc et Arrco, c’est la date d’effet de la pension qui détermine la règlementation applicable. Les assurés dont la pension prendra effet au 1er janvier 2019 devront donc attendre 2018 pour être fixés sur leur sort. La baisse des droits à pension La valeur de service du point pour l’année 2011 devait en application de l’accord  précédent être revalorisée de 2,11 % au 1er avril pour permettre le maintien du pouvoir d’achat des pensions par rapport à 2010. Elle le sera bien à l’ARRCO mais ne sera que de… 0,41 % seulement à l’AGIRC. En conséquence :
➜ les 2,5 millions de pensionnés du régime de retraite des cadres AGIRC vont voir en 2011 le pouvoir d’achat de leur pension AGIRC baisser de presque 1,7 % par rapport à 2010 !

➜ les 3,75 millions de cotisants à ce régime vont voir, eux, leur droit futur à retraite AGIRC dévalorisé de presque 1,7 % en 2011, toujours par rapport à ce qu’il était en 2010 ! Selon l’AGIRC et l’ARRCO, du fait des mesures prises en application des accords AGIRC et ARRCO signés depuis 1993, le pouvoir d’achat des pensions AGIRC aura chuté en moyenne annuelle de 7,35 % en 2011 en comparaison de ce qu’il était en 1993 ! Du même coup évidemment le droit futur d’un salarié entré en activité depuis au moins 1993 aura été dévalorisé de 7,35 % depuis cette date !
Et d’ores et déjà une nouvelle dévalorisation de la valeur de service du point AGIRC est prévue pour 2012 !
Pour les années 2013, 2014 et 2015, le mode de revalorisation des valeurs de service du point aura pour conséquence de faire évoluer en moyenne le pouvoir d’achat des pensions liquidées et des futurs droits des salariés encore en  activité de 2 à 3 % de moins que le pouvoir d’achat du salaire moyen des salariés du secteur privé, ce qui fera « toutes choses égales par ailleurs » encore baisser le taux de remplacement du salaire par la pension de retraite dans les deux régimes. La baisse des majorations pour enfants nés ou élevés Seuls les points qui seront acquis à l’AGIRC INGENIEURS, CADRES, TECHNICIENS, AGENTS DE MAITRISE, CECI CONCERNE VOTRE FUTURE RETRAITE… L’accord  du 18 mars 2011 sur les retraites complémentaires sacrifie délibérément l’encadrement…
comme à l’ARRCO, à compter du 1er janvier 2012 donneront lieu, le moment venu, à majoration égale – pour trois  enfants ou plus, nés ou élevés pendant au moins neuf années avant l’âge de seize ans – à 10 % au lieu de 5 % à l’ARRCO et  8 %, 12 %, 16 %, 20 % et 24 % pour respectivement 3, 4, 5, 6 et 7 enfants ou plus à l’AGIRC. L’alignement à 10 % au lieu  de 5 % à l’ARRCO et 8 % à l’AGIRC du taux de majoration de pension pour trois enfants élevés, prévu par l’accord, ne  deviendra donc effectif que dans une bonne quarantaine d’années ! Par contre, l’accord du 18 mars plafonne, à l’AGIRC  comme à l’ARRCO, « l’ensemble des majorations pour enfants nés ou élevés servies, à 1000 euros par an pour toute  liquidation d’allocation prenant effet à compter du 1er janvier 2012 » et proratise ce plafond « en fonction de la durée  pendant laquelle le participant aura relevé du régime ». Ce plafonnement va écrêter sévèrement les majorations  familiales de tous les participants relevant du régime de retraite des cadres AGIRC qui prendront leur retraite à  compter du 1er janvier 2012 et dont la pension AGIRC sera supérieure à 12 500 € par an, soit 1042 € par mois et cela d’autant plus lourdement qu’ils auront eu ou élevé un plus grand nombre d’enfants et que cette pension sera plus  élevée. Mais il écrêtera aussi les pensions supérieures à 8333 € (694 € par mois), 6250 € (521 € par mois), 5000 € (417  € par mois) et 4166 € (347 € par mois), dès lors que le participant aura eu 4, 5, 6 et 7 enfants ou plus respectivement !Enfin, la proratisation de ce plafond de 1000 € en fonction de la durée d’affiliation au régime abaissera  considérablement ces seuils. Ainsi, pour une carrière de vingt années validées dans le régime des cadres, c’est à partir  d’un montant annuel de pension d’à peine 2032 €, soit 169 € mensuels, que le plafonnement commencera à écrêter le  montant des majorations familiales. Si l’on ajoute enfin que l’accord ne prévoit aucune revalorisation de ce plafond à  l’avenir et donc qu’au fil du temps, le nombre de nouveaux retraités qui en seront victimes est appelé à croître très  rapidement, nous ne partageons pas les arguments de ceux qui estiment que « 96 à 97 % des familles nombreuses » en  seraient « bénéficiaires y compris celles des cadres. » La seule compensation obtenue par les signataires à ces  concessions consenties au Medef est la mesure, déjà en vigueur à l’ARRCO, qui généralise à l’AGIRC dès le 1er janvier  2012, l’octroi d’une majoration de 5 % (non cumulable avec les majorations pourenfants nés ou élevés) par enfant  encore à charge au moment de la liquidation de la pension et pour la durée pendant laquelle ce ou ces enfants restent à  charge. Par ailleurs, en effet, l’accord ne comporte aucune mesure supplémentaire de financement des deux régimes. Ce  qui veut dire en clair que les réserves seront épuisées selon toute probabilité d’ici 2023 à l’AGIRC et qu’en  conséquence la survie même de l’AGIRC d’abord et de l’ARRCO ensuite n’est désormais plus assurée. Dans ces conditions, l’intervention des personnels d’encadrement dans le débat sur les retraites, qui va se poursuivre de manière ininterrompue jusqu’en 2013 au moins, sera décisive à la fois pour la préservation de leur régime de retraite spécifique, l’AGIRC, et pour la sauvegarde de l’ensemble de notre système de retraite par répartition, systématiquement et délibérément mis à mal par les réformes et accords successifs intervenus depuis 1993.

Pour une analyse détaillée de l’accord, consulter http://www.60ansatauxpleinjytiens.com/ onglet ACTU

Manifs des 2 et 12 octobre 2010 (tract UD 79)

A l’appel de la CGT, CFDT, FSU, UNSA, CFTC, CFE/CGC, SOLIDAIRES, nous sommes engagés dans une lutte de longue durée. C’est une notion qu’il faut intégrer et surmonter. A un moment où le gouvernement marque sa faiblesse en refusant toute négociation sur sa contre–réforme des retraites, se décourager serait suicidaire.

D’autant que depuis le 23 mars et jusqu’au 23 septembre, la stratégie de l’intersyndicale s’est avérée payante puisque le nombre de manifestants et grévistes n’a pas cessé d’augmenter.

Jusqu’à présent, les salariés n’étaient pas prêts à partir majoritairement dans des actions de grève générale ou reconductible.

Sans doute la situation va évoluer progressivement, mais nous devons avant tout réussir les grèves et manifestations des 2 et 12 octobre.

On nous dit « le samedi c’est une promenade, les salariés ne travaillent pas ce jour là ». C’est profondément méconnaitre ce qu’est aujourd’hui la réalité du salariat:

–    les salariés du commerce travaillent le samedi
–    les salariés des banques travaillent le samedi
–    les salariés de La Poste travaillent le samedi (en grève sur Ménigoute, la Mothe-St-Héray)
–    les hospitaliers travaillent le samedi
–    les salariés des transports travaillent le samedi
–    et bien d’autres…

Donc, le 2 octobre n’est pas qu’une journée de manifestations, mais est aussi une journée de grève pour imposer  au gouvernement et au MEDEF :

–    l’abandon du plan global d’austérité
–    une autre réforme de la retraite :
o    financée plus équitablement entre capital et travail
o    qui élargisse l’assiette des cotisations à l’ensemble de la valeur ajoutée
o    qui assure l’égalité Hommes/Femmes
o    qui permette à chacun de partir à 60ans à taux plein et à 55 ans au titre des pénibilités et des disparités d’espérance de vie.
–    L’arrêt de l’augmentation des restes à charge pour les malades
–    L’augmentation des salaires
–    L’arrêt des suppressions d’emplois et des transferts d’activités dans les pays à bas coûts.

Les manifestations en Deux-Sèvres :

–    NIORT        10 H 30 – Place de la Brèche
–    PARTHENAY    10 H 30 – Esplanade du Palais des Congrès
–    THOUARS        10 H 30 – Place Lavault

L’heure est à la résistance, à l’unité,
à la persévérance !

Participez nombreux aux GREVES et MANIFESTATIONS !

A la CGT, ce sont les syndiqués et les salariés qui décident, par vote et dans leurs syndicats d’entreprises, du niveau de l’action qu’ils sont prêts à mener.

Niort, le 28 septembre 2010 – Bulletin imprimé par nos soins, ne pas jeter sur la voie publique.

Communiqué commun sur les retraites

100624 Communiqué commun retraites

Appel à une journée de mobilisation le 24 juin pour les retraites
Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se sont réunies le lundi 31 mai 2010 pour faire l’analyse de la journée de mobilisation du 27 mai pour l’emploi, les salaires et les retraites et pour envisager les suites.
Elles portent une appréciation positive sur la dynamique de mobilisation qui a rassemblé les salariés du public et du privé, les retraités, les privés d’emploi, les jeunes alors que les annonces gouvernementales, notamment de reporter l’âge légal de départ en retraite, ont été faites 3 jours avant cette journée.
Les organisations syndicales rappellent que :

• la remise en cause de l’âge légal à 60 ans est inacceptable et injuste, en particulier elle fait porter les efforts sur les salariés qui ont commencé à travailler tôt et les travailleurs et travailleuses les plus précaires ;

• la reconnaissance de la pénibilité est incontournable et ne peut se concevoir à partir d’un examen médical ;

• la question des nouvelles ressources reste pleine et entière ;

• La situation de l’emploi se dégrade, notamment pour les jeunes et les seniors, nécessitant une autre politique de l’emploi.
Les orientations du gouvernement ignorent l’essentiel des exigences formulées par les organisations syndicales. Le gouvernement, avec mépris, a affirmé vouloir maintenir le cap sans prendre en compte la mobilisation des salarié(e)s. Il écarte toute idée d’un véritable débat et distille son projet au fil de l’eau.
C’est inacceptable !
Le gouvernement reste campé sur l’allongement de la durée de cotisations et le report de l’âge légal de départ à la retraite : taxation des hauts revenus et des revenus du capital, harmonisation éventuelle entre le public et le privé… autant d’incertitudes et d’inquiétudes sur ses véritables intentions !
Rien n’est joué !
Le projet de loi devrait être présenté autour du 18 juin. L’intersyndicale se retrouvera régulièrement tout au long du processus qui court jusqu’à l’automne. Elle précisera ses analyses, continuera à faire connaître ses propositions et affinera ses mots d’ordre. Elle continuera à convaincre les salarié(e)s que leur intervention est indispensable.
Elles décident et appellent
–    les salarié(e)s du public et du privé,
–    les retraités,
–    les privés d’emploi,
–    les jeunes
à une nouvelle journée de mobilisation le 24 juin 2010.

Téléchargez la pétition pour les retraites !!!

A l’initiative de la CGT, une pétition est lancée pour sauver nos retraites.

Téléchargez la pétition pour l’imprimer et la faire signer autour de vous. Il s’agit du principe d’une « Carte Pétition ».

Contenu de la pétition :

Monsieur le Président de la République,

Au moment où l’avenir des retraites du public comme du privé est en jeu, je tiens à vous faire savoir par cette pétition qu’il est primordial de :
> garantir le droit à la retraite à 60 ans ;
> reconnaître la pénibilité par un départ anticipé ;
> assurer une pension au moins égale à 75 % du salaire et en aucun cas inférieure au Smic pour une carrière complète ;
> stopper l’allongement de la durée de cotisation ;
> prendre en compte, dans le calcul de la pension, les périodes d’étude et d’inactivité forcée.
Le financement des régimes et la nécessaire revalorisation des retraites passent par l’élargissement de l’assiette de cotisation à toutes les rémunérations, le développement de l’emploi,
une augmentation des salaires et une mise à contribution des revenus financiers des entreprises.
Je serai très attentif(ve) aux mesures que vous allez proposer et vous montre, par ma signature, ma détermination à vouloir assurer l’avenir de ma retraite ainsi que celui de notre système solidaire.

À remettre à un délégué CGT ou à renvoyer à la CGT, activité Luttes, case 4-1, 263 rue de Paris, 93516 Montreuil cedex.

Retraites, la CGT ouvre le débat.

Le débat sur les retraites va entrer dans quelques mois dans une phase importante. Nous vous invitons à consulter les deux documents qui vous sont joints, 1 vidéo ainsi qu’un document PDF sur les propositions de la CGT.

Le débat peut se faire ici aussi, n’hésitez-pas à réagir.

Pour voir la vidéo, cliquez-ici

Pour télécharger le document sur la retraite au format PDF cliquez-ici