Prud’Hommes

Notre collègue Virginie, salariée de Macif Loir Bretagne puis licenciée pour avoir osé s’exprimer sur l’entreprise qui l’employait, l’accusation se basant principalement sur un témoignage anonyme passait devant le tribunal des Prud’Hommes  mardi 28 avril dernier.

Nous sommes aujourd’hui tous menacés par cette attaque frontale à la liberté d’expression. Nombreux étaient les syndicats CGT MACIF présents pour montrer que nous ne pouvons nous laisser museler de la sorte, que la liberté d’expression est un droit inaliénable, un moyen de changer et d’améliorer le fonctionnement, d’autant plus dans une mutuelle qui prône des valeurs de partage et d’écoute.

Comptes-rendus dressé pars le « Courrier de la Mayenne » et « Ouest France » à l’occasion de ce rassemblement.

Jugement le 23 juin…

Région Rhône-Alpes : Le p'tit journal de la CGT (décembre)

Scoop ! Le p’tit journal de la région Rhône-Alpes vous dévoile en exclusivité l’entretien de [non]progrès de son directeur régional. Vous voudrez bien aussi vous acquitter de la facture globale des investissements hasardeux de ces dernières années.

Bonne lecture à tous, le p’tit journal est disponible ici au format PDF (avec des couleurs et tout…)

Gâtinais-Champagne : Les effectifs, où en sommes-nous ?

« Il y a un problème d’adaptation au flux mais pas d’effectif » (Jocelyn Charlier, CE du 21/11/2011).

Voilà exprimé en une phrase le regard que porte la direction sur le manque d’effectif dans notre région, plus particulièrement sur le réseau. Regard sans doute affecté de myopie quand on connaît les difficultés permanentes à poser par exemple les congés.

D’ailleurs, quand ce problème est évoqué, l’intervention de Pierre Cosson est éloquente : »les salariés ont 52 semaines pour prendre leur vacances ». Le mépris succède au ridicule !

Le constat étant fait, il faut s’interroger sur ce qu’entend le DRH en affirmant qu’une simple adaptation au flux suffirait pour répondre aux problèmes que rencontrent les salariés tant sur la gestion des files d’attente dans les PAP, les temps d’attente du MACITEL (49,90 % de taux d’efficacité en 10/11), le retard de gestion dans certains services de l’OPGA.

    Parlons d’abord des MACITEL. La réponse de la direction est simple, les 2 vagues d’embauches successives devraient permettre d’améliorer le taux d’efficacité.

Pour la CGT, cette analyse n’est pas pertinente et manque cruellement de discernement. En effet, sur les embauches réalisées, il faut déjà « retirer » les remplacements de collègues suite à mutation et départ et ensuite s’arrêter sur la réalité des chiffres : pour répondre à l’objectif ambitieux de la MACIF (approcher les 85 % de taux d’efficacité) il faudrait aujourd’hui un renfort de l’équipe MACITEL d’au moins 30 personnes, ce qui est loin d’être le cas.

Ensuite, c’est oublier trop vite  les plannings imposés tous les ans qui n’accordent pas de place à l’équilibre pourtant essentiel entre vie professionnelle et vie privée.

Ce planning uniquement tourné vers l’utilisation maximale des ressources humaines en fonction des pics d’appels n’a aucune cohérence et amplifie encore plus la difficulté pour les téléconseillers à s’organiser pour la prise de leurs congés.

    Pour le réseau, la situation n’est pas meilleure et risque de se dégrader encore un peu plus avec l’arrivée de la banque, du nouveau contrat santé, la pression commerciale.

Et ce n’est pas la nouvelle organisation de l’équipe des itinérants, imposée par la direction sans aucune concertation avec les partenaires sociaux qui arrangera les choses.

En choisissant de réduire, l’équipe des itinérants, de 9 à sa création à 4 aujourd’hui, on ampute le réseau et les managers d’une aide efficace qui répondait aux besoins des PAP en difficulté « conjoncturelle » et on dégrade encore plus le service à rendre au sociétaire ou prospect. C’est une décision contestable.

Contestable car il suffit de reprendre les chiffres de la direction :

    2009 : 170 missions en moyenne pour 7 itinérants,

    2011 (sur 9 mois) : 187 missions pour 4 itinérants

IL Y A BIEN UN BESOIN !

La CGT comme d’autres organisations syndicales en région demande, au contraire, depuis plusieurs années le renforcement de l’équipe des itinérants à 10 personnes ; cela permettrait d’abord de garder les collègues déjà en place (ils le souhaitent pour la plupart), de lancer plusieurs appels d’offre et de répondre le mieux possible aux demandes de renfort des RPA.

D’ailleurs, si l’employeur refuse de nous communiquer le nombre des refus 2011 opposés au RPA, suite à leurs demandes d’itinérants, ce n’est pas innocent. C’est simplement pour ne pas donner aux élus des éléments qui prouveraient que nous avons raison.

Le directeur régional, par simple choix financier, préfère laisser sur « le carreau » 3 itinérants déjà en place et qui se retrouvent dans des situations difficiles. Il lance un nouvel appel d’offre et ainsi réduit le coût « salarial » de cette équipe, au risque de priver les PAP d’une aide nécessaire.

C’est une vision à court terme et qui prouve bien si il le fallait que l’employeur entend continuer à assumer la dégradation de l’accueil des sociétaires dans notre région.

Pour autant, croire que l’équipe dirigeante n’a pas pensé à un autre scénario serait une erreur.

En effet, et ce n’est pas un scoop, voilà comment ils entendent gérer la mutualisation des effectifs dans le réseau, pour pallier au sous-effectif  :

    les itinérants seront sans aucun doute affectés en priorité dans leur zone d’intervention au renfort des PAP où nous aurions des absences « connues » (maternité, maladie, délégation…)

    pour le quotidien des collègues et le manque d’effectif récurent, l’employeur dispose de l’article 64 du nouveau contrat social (dépannage inter-sites). Cela lui permet d’envoyer par volontariat ou d’imposer un remplacement sur un secteur géographique, 50 fois par an, par conseiller ou téléconseiller, dans une limite de 50 km aller du lieu de domicile. Il ne va pas manquer d’en faire encore plus  usage.

Ayons en tête le nombre des déplacements inter-sites :  en 2001, 1245 dépannages sur 12 mois. En 2010, nous sommes sur une moyenne de 1400 dépannages

A ce sujet, votre RPA ne peut donc pas vous imposer un déplacement à plus de 50 km de votre domicile, il est important de s’y tenir même si la CGT comprend que les salariés y trouvent parfois leur compte, tant financièrement que pour simplement « changer d’air ». Il faut donc être très attentif aux demandes et ne pas hésiter à saisir les DP CGT si des pressions amicales devaient se produire.

Autrement dit, acceptez d’aller au-delà de ce que prévoit l’accord signé entre les partenaires sociaux, c’est jouer le jeu de la direction et masquer la réalité des sous-effectifs.

Ne soyons pas dupes, croire ou faire croire aux salariés que pour pallier aux problèmes d’effectifs, il suffirait d’adapter l’outil informatique, d’organiser la gestion des flux, de  la file d’attente,  sans réfléchir au moyen humain nécessaire est un mensonge.

Ce n’est pas l’OSC (organisation service client), la mise en place de superviseur de flux, le point phone, les glissements de tâches… qui permettront d’améliorer les conditions de travail des collègues  pour un meilleur service. Ce sont des embauches là où il y en a besoin avec les spécialités nécessaires et rien d’autres.

Par contre, ce qui est vrai, c’est que pour garder son « AAA » en région, Patrick Blanchard porte peu d’intérêt sur la qualité de vie au travail du personnel ; si les objectifs individuels sont atteints, c’est le principal et peu importe dans quelles conditions.

Reprenons la presse patronale, DR Direct de juillet 2011 : que propose le directeur régional quand il prétend revenir sur les effectifs.

    une action forte de recrutement au niveau du MACITEL (comte tenu du taux d’efficacité, cela était indispensable)

    faciliter la promotion interne (un peu de violon ne fait de mal à personne)

    préserver la qualité (la certification afnor nous surveille)

    déployer la banque

    rénover les sites.

Mais rien, absolument rien sur les effectifs réseau et OPGA.

Alors y aurait-il fatalité à accepter que les conditions de travail se dégradent, que l’austérité sociale soit la norme, que les sociétaires/clients continuent d’être pressés comme des citrons, ce n’est pas la vision de la CGT.

A plusieurs reprises, nous avons interpellés Patrick Blanchard et Jocelyn Charlier sur le problème des sous-effectifs en demandant une rencontre syndicats/employeur.

A ce jour, nous n’avons obtenu que le silence. Ce qui prouve si besoin était, que le dialogue social en région n’a jamais été aussi inexistant.

La réponse repose donc sur la mobilisation des salariés, sur un sujet qui nous concerne toutes et tous dans notre travail au quotidien et son amélioration.

A l’occasion du dernier CE, Jocelyn Charlier a affirmé qu’il était prêt à discuter de toutes les situations de sous-effectifs où il serait interpellé.

Prenons-le au mot !

Gageons que les collègues qui sont en difficulté dans le réseau ou les services seront appréciés cette déclaration. Il faut donc, ne pas hésiter à saisir les élus CGT.

C’est ainsi que nous pourrons porter vos revendications  et  répondre à vos attentes.

Région Nord-Pas-de-Calais : Fin du droit d'alerte

Le 22 Février, la CGT a déposé un droit d’alerte pour mettre la Direction face à ses responsabilités concernant l’état de santé des salariés sur l’ensemble des PAP.
La Direction cherchant à tergiverser et contester le bien fondé de notre démarche, la CGT a provoqué  une réunion d’un CHSCT exceptionnel qui s’est déroulé le 10 Mars dernier.
Au terme de cette réunion, le droit d’alerte a été maintenu sur 3 PAP et le principe d’une évaluation des risques psychosociaux sur tous les sites de la région a été validé.
Une  enquête conjointe a été  menée par un membre de la Direction et les élus CGT.
La CGT estimant les propositions de la Direction insuffisantes, un CHSCT exceptionnel s’est déroulé le 30 novembre 2011 en présence de l’inspectrice du travail de Lille et une représentante de la CARSAT.

LILLE

Suite au droit d’alerte :

Effectif :
La Direction s’est engagée  à recruter 2 Conseillers-Vente pour ce PAP. :
– Arrivée d’une Téléconseillère en mutation à partir du 01/02/2012,
– Embauche d’une salariée venant de Macif Mutualité qui débutera sa formation le 01/02/2012 et qui sera opérationnelle en juin 2012.

>Dans l’immédiat, les Organisations Syndicales ont réclamé une mesure d’urgence : maintien d’un effectif minimum, chaque jour, de 6 employés présents en permanence jusque fin mai 2012.

La  Direction a accepté cette revendication en précisant qu’elle pourra faire appel à un intérimaire pour tenir l’accueil.

>2 conseillers vente sont devenus Vente/Après-Vente.

Garantie de remplacement en équivalence de compétence en cas de mutation d’un conseiller du Bureau.

Environnement de Travail :

–    Les travaux de réfection du PAP débuteront au 1er trimestre 2012.

HENIN-BEAUMONT :

Manque de compétence en IRD : une formation sur la saisie EVI a bien eu lieu le 24 octobre pour 4 conseillers Vente-Après-Vente ; la CGT a maintenu la revendication des salariés du PAP : un conseiller MAP/MAS supplémentaire.
La Direction s’est engagée à former une personne supplémentaire dans ce domaine en 2012.

DUNKERQUE

>    Niveau sonore élevé : Monsieur BARBARIN s’est déplacé avec un expert pour déterminer les travaux éventuels à mettre en œuvre ; un rapport sera présenté lors d’un prochain CHSCT.
>    Effectif : La Direction a accepté, sauf site en plus grave difficulté, de donner la priorité au PAP de Dunkerque pour la mission d’itinérants afin de  garantir un effectif de 4 salariés et ce, jusqu’au CHSCT de mars 2012. La Direction s’est engagée à revenir sur les conditions de travail des salariés lors de ce CHSCT.

Mesure commune aux sites de LILLE et HENIN-BAUMONT :

>    Envoi d’un médiateur pour améliorer le collectif mis à mal par la stratégie de l’entreprise (objectifs individuels, management…).
>    Le cahier des charges devra être présenté et validé par le CHSCT.
>    Il est bien entendu que la visite du médiateur sera soumise à l’approbation des salariés.

Evaluation des risques psychosociaux (R.P.S.) :

Le questionnaire marquant le début de l’enquête R.P.S. est disponible en ligne.
Nous vous invitons à participer massivement à cette enquête suivie par les représentants au CHSCT.

Durant cette réunion, les représentants CGT n’ont pas éludé les problèmes de fond :

–    l’organisation du travail,
–    les objectifs individuels,
–    Le conflit de valeurs : celles affichées par la Mutuelle et auxquelles ils adhèrent et les pratiques et organisations managériales qui les contredisent.
–    le manque d’autonomie aux prises de décisions associé à la multiplicité des produits et à la charge de travail laissent apparaître les risques psychosociaux,
–    les entretiens de progrès qui débouchent sur un sentiment de culpabilisation, de non reconnaissance et dévalorisation.

Compte tenu des engagements fermes de la Direction,  le CHSCT a validé la clôture du droit d’alerte.

Conclusions de l’inspectrice du travail :

–    Il est impératif de  repenser la façon dont se déroule les Entretiens de Progrès.
–    Valide la démarche sur les R.P.S. et  insiste sur son suivi et sur l’anticipation des risques,
–    Pense qu’il faut revoir le rôle de l’encadrement des sites pour éviter des pressions supplémentaires,
–    Précise que la notion de « danger grave et imminent » était justifiée et que le droit d’alerte  a permis d‘activer les leviers à temps,
–    Souhaite que le dialogue se poursuive entre la Direction et les Organisations Syndicales pour éviter que la situation ne s’aggrave encore.

LA CGT VEILLERA ATTENTIVEMENT AU RESPECT DES ENGAGEMENTS PRIS.

LA CGT N’HESITERA PAS A INTERVENIR CHAQUE FOIS QUE LA SANTE DES SALARIES EST SUCCEPTIBLE D’ETRE MISE EN CAUSE.