Définanciariser l’entreprise et le travail

On y était !

Les Rencontres d’Options ont eu lieu ce 30 mars 2017 et ont posés les questions de la définanciarisation de l’entreprise, des initiatives pour reprendre le pouvoir face aux actionnaires, d’un autre statut pour l’entreprise, et de nouveaux droits pour les salariés.

Retrouvez des extraits vidéos de la journée sur https://www.facebook.com/pg/UGICT/videos/ ou sur https://blogs.mediapart.fr/613878/blog/290317/comment-definanciariser-l-entreprise

Ou un récapitulatif via le manifeste de l’UGICT : http://ugict.cgt.fr/entreprise/

En quelques mots :

  • La « financiarisation » de l’entreprise est le phénomène observé d’une diminution des investissements vertueux (recherche et développement, progrès sociaux et environnementaux, modernisation des outils de travail…) au profit des investissements purement financiers(spéculatifs, rentes…).
  • Ce phénomène impacte et touche tous types d’entreprises (Grandes, Mutualistes ou non, en SCOP ou non, les PME, les Prestataires, …).
  • Il s’agit principalement d’enrichir les actionnaires, qui fixent des seuils de rentabilité >10/15% du CA (Adieu les projets dont la rentabilité n’atteint pas ces seuils purement économiques, Adieu les projets dont les bénéfices sociaux et environnementaux se mesurent à long terme).
  • Ce phénomène est la conséquence de plusieurs facteurs conjoints et à tous niveaux :  la création des marchés financiers dans les années 80, les lois et règlements autorisant la circulation des capitaux, les décisions institutionnelles et publiques, l’action des lobbyists libéraux, la stratégie des chefs d’entreprise, la faiblesse des IRPS.
  • Bien que la tendance n’est pas au beau fixe, des résistances sont possibles à tous les niveaux comme la montrée une PME familiale aux choix de gestion radicalement différents (passage au 32h, investissements responsables avec en retour une augmentation de la productivité et une baisses des arrêts maladies…).
  • En réponse, il faut être radical et transgressif, dénoncer, informer, questionner. Les représentants du personnel ne doivent pas se contenter de répondre aux sollicitations de l’employeur, mais tenter d’aller au delà des communications de facade, et de poser, poser et reposer des questions qui dérangent.

Aller plus loin

L’optimisation fiscale est de la fraude fiscale pas encore censurée.

Grève des salariés OPGA Siège Social

Des conditions inadmissibles de pose des congés ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase déjà largement plein.

Les salariés des OPGA Siège Social se sont largement mis en grève le 22 octobre, les annonces n’ont pas tardé :

Ceci nous prouve une fois de plus que le mouvement collectif est la seule solution pour qu’un vrai rapport de force permette d’obtenir des résultats.

Génération Croûte Spécial Vacances

Parce que les vacances d’été c’est fait pour décompresser nous vous proposons un Génération Croûte Spécial Vacances, avec plein de jeux pour en profiter.

Les solutions des mots croisés et des mots mêlés seront en ligne le 1er septembre prochain, le temps pour vous de bien chercher 🙂

Bonnes vacances à tous!

2 tracts pour une grève

Le 19 juin prochain, à Lille, aura lieu l’Assemblé Générale MACIF.

Le but? Valider le prochain projet d’Entreprise, maci’Futur.

L’enjeu? A notre niveau: nos métiers, nos conditions de travail et au niveau de la MACIF: la perte de ses valeurs fondatrices mutualistes et la fin de la démocratie représentée par les délégués de sociétaires.

Le seul moyen pour nous faire entendre, refuser « l’acceptation sociale » (postulat selon lequel qui ne dit mot consent) et faire comprendre que les changements ne peuvent se faire sans nous est de nous mobiliser en nombre.

LE 19 JUIN NE SOYEZ PAS TRANSPARENTS,
LA CGT VOUS APPELLE A VOUS METTRE EN GREVE DE
UNE HEURE à LA JOURNEE ENTIERE !

 

Action du 20 avril

Voici un compte-rendu de l’action du lundi 20 avril à l’occasion de la réunion du Conseil d’Administration.

Lundi dernier 20 avril, un appel à rassemblement a été lancé par la CGT Ile-de-France et par le Siège Social. Petit récit des événements.

9 heures : une trentaine de salariés du Siège social vient à l’heure d’information (une demi-heure est prise en charge par l’employeur). Nous évoquons ensemble les problématiques qui se posent avec Maci’Futur, le projet d’entreprise du Groupe, en particulier pour les conditions de travail. Les 35 heures qu’annoncent la CFDT ainsi que Jean-Marc Raby, de façon même plus voilée, inquiètent beaucoup les salariés. Malheureusement, la direction entretient beaucoup de flou sur ce que serait la remise en cause du contrat social actuel. Nous profitons de l’occasion pour expliquer aux salariés de la DIT présents pourquoi la CGT a quitté la commission de suivi de la réorganisation de la DIT (pas de liberté d’action, trop de main mise de la direction).

10 heures : les salariés d’IDF commencent à arriver. Une fois tout le monde présent, nous partons (entourés par la police qui fait pinpon et nous accompagne avec de jolies lumières bleues), jusqu’au bâtiment du siège social où se tient le Conseil d’administration.
Celui-ci est justement réuni pour statuer sur le projet Maci’futur.

10h30 : Nous annonçons bruyamment notre arrivée devant le bâtiment et décidons collectivement de lire une motion devant les membres du Conseil d’administration. Les salariés (environ 70/80) montent au troisième étage, en faisant beaucoup de bruit (sifflets, cris, chants, etc.).

10h40 : Jean-Marc Raby sort de la salle du Conseil accompagné de Philippe Ricard, le nouveau secrétaire général du Groupe. Il refuse tout d’abord de nous laisser entrer.

10h45 : Après plusieurs longues minutes de négociation -et devant notre détermination à ne pas quitter les lieux tant que nous n’avons pas lu la motion-, le directeur général finit par céder et accepte de nous recevoir: « Pas plus de trois personnes, hein ? »

10h46 : Le délégué syndical FO d’IDF, une conseillère CGT d’IDF et Didier Torossian, délégué syndical CGT du Siège entrent dans la salle. Didier lit la motion suivante devant les administrateurs attentifs.
« Nous, Salariés du Groupe Macif, souhaitons aujourd’hui au moment où vous débattez du Projet d’Entreprise Maci’Futur, prendre la parole pour défendre les valeurs de l’économie sociale au premier plan desquelles la gouvernance démocratique en interne et en externe et le respect de l’humain.
Nous refusons la rentabilité à tout prix au détriment de l’humain considéré aujourd’hui comme seule variable d’ajustement. Nous refusons également l’abandon de la démocratie.
Il est temps aujourd’hui de prendre conscience des responsabilités qui sont les vôtres et des choix que vous avez à faire aujourd’hui. »
(Aujourd’hui a été répété deux fois volontairement)
Cette motion est saluée par Alain Montarant, le président du groupe Macif pour sa clarté et sa concision.

Conclusion
Cette action symbolique a été l’occasion de porter directement la voix des salariés dans cette instance. Les administrateurs ne peuvent désormais ignorer nos attentes.
Il est nécessaire que la mobilisation se poursuive et éveille chez les salariés inquiets par l’avenir, l’envie de lutter pour sauvegarder les emplois et obtenir de meilleures conditions de travail.
La CGT reste mobilisée à vos côtés et continue à travailler pour vous.

Génération Croûte n°1

Elle est arrivée !

Le premier numéro de Génération Croûte, votre nouvelle lettre de
communication interne Siège, est lancé !

Parce que voir de temps en temps les choses avec humour permet de dédramatiser les situations ubuesques que nous rencontrons quotidiennement.

Et en cadeau l’œuvre musicale citée par Maître Poulard (ça vaut bien les Macif Boys non?):