Tract Contact Décembre Siège Social et vidéos JDN

Bonjour,

Cela faisait longtemps, alors voici un tract Contact à caractère informatif 🙂

 

Et j’en profite pour vous fournir directement le lien vers la première vidéo publiée par nos Délégués Syndicaux Nationaux, nommée JDN #1 pour « Journal Des Négociations ».

Elle concerne bien évidemment les négociations en cours sur le Nouveau Modèle Social :

D’autres vidéos suivront…

Et pour accéder à toutes les vidéos de la chaîne CGT Macif (à laquelle il est possible de s’abonner pour ne rien rater !) : https://www.youtube.com/channel/UCE4qw1yHUhybe_v-uXerF7A

 

Grève des salariés OPGA Siège Social

Des conditions inadmissibles de pose des congés ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase déjà largement plein.

Les salariés des OPGA Siège Social se sont largement mis en grève le 22 octobre, les annonces n’ont pas tardé :

Ceci nous prouve une fois de plus que le mouvement collectif est la seule solution pour qu’un vrai rapport de force permette d’obtenir des résultats.

Contact numéro 5 : La Solidarité est une farce

tontons-flingueurs-1963-20-g–     A c’qui parait qu’on nous mitonne une ch’tite réorg pas piquée des hannetons.
–     Encore ?! Pourtant y’a Bébert qui m’a dit qu’ils ont juré que ça serait la dernière
–     Bébert va falloir qu’il atterrisse, parce les michetons d’la DIT en sont encore à se demander ce qu’ils vont bien pouvoir marner demain, vu que du boulot est refilé aux prestataires et qu’en plus, ils veulent les virer les prestataires. A ce qu’on m’a dit, paraîtrait même qu’ils voudraient revenir en arrière, parce que leur usine à charbon elle a pas l’air de cracher beaucoup de flammes. Veulent fermer la boutique on dirait.
–     Ben c’est comme à la DMD, ils ont pris les gars du CE pour des lapins de 6 semaines en leur disant que tout allait bien, qu’ils avaient préparé une trop belle organisation. Style, iso-effectifs qu’ils ont dit. Le résultat du turf, c’est qu’ils sont encore à se gratter la tonsure pour savoir où ils vont placer tout ce beau monde, qu’il y a encore une palanquée de cow-boys qui arrive de province pour ranger les tepees des indiens du siège qui valent pas un ragondin, et qu’avec tout ça, faut faire des économies pour payer les nouveaux darons.
–     Plus d’agendas papier qu’ils ont dit ! Trop cher, faut aller sans papier sur Lotus !
–     Et tu fais comment quand t’es pas au bureau et que t’as pas l’aïl fone ?
–     Système D Polo, système D.
–    Y’a un pote ingénieur à Grenoble qui m’a dit que c’était pas mieux pour Macifilia.
–    Ah bon ? Tout allait bien qu’ils disaient.
–    Tu parles. Peuvent même plus bosser. Les boss avaient promis un nouveau programme pour aller plus vite, mais comme y’a plus de fraîche, on met tout sous le tapis, et les gars se retrouvent à mettre 10 fois plus de temps qu’avant pour faire le même taf. T’imagines ?
–    Ça a l’air d’aller vachement bien dans ta taule…

Ce mauvais dialogue est malheureusement le reflet d’une triste réalité. Sous prétexte de PMT et d’objectifs à atteindre, on en profite pour faire passer n’importe quoi n’importe comment, sans même savoir, au-delà des grands discours et des communications managériales à la limite de l’overdose, où l’entreprise se dirige.    Et ce sont toujours les mêmes mots qui reviennent : Mal-être, perte de repères, surcharge pour certains, placardisation pour les autres, flicage, pression, écrêtements, économies de bout de chandelles quand on nourrit grassement nos « chers » dirigeants. Et il suffit d’écouter autour de soi pour se rendre compte des dégâts qu’une absence d’écoute, voire une attitude de mépris, peut faire sur des humains.

STOP ! CE, DP, CHSCT ne sont pas des instances fantômes. Ce n’est que par la solidarité entre collègues que nous pourrons faire avancer les choses. Non, la solidarité n’est pas une FARCE.

Contactez vos élus !

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Contact numéro 5 : 10 fausses affirmations concernant les retraites

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Pourquoi devons-nous tous nous mobiliser le mardi 10 septembre

(rappel : vous pouvez vous mettre en grève de 1 heure à 1 journée pour pouvoir participer au mouvement national)

1    – Le gouvernement ne peut pas faire autrement. Il n’y a plus d’argent pour les retraites, l’état est « en faillite », c’est aux salariés de payer.

C’est faux de l’argent il y en a, près de 500 Milliards sont planqués dans les paradis fiscaux. Les profits ont augmenté de 180 Milliards en 30 ans.
La situation est surtout aggravée par le chômage et le blocage des salaires qui diminuent les rentrées de cotisations sociales.
On nous annonce un besoin de 20 Milliards en 2020 (ils n’arrivent déjà pas à prévoir l’inflation de l’an prochain !). Ce chiffre est présenté comme énorme, impossible à atteindre pour le financement des retraites. Pourtant, ce montant parait dérisoire lorsqu’il s’agit d’en faire cadeau aux employeurs.

20 Milliards ce n’est que :
    le montant du crédit d’impôts accordé aux employeurs en 2012 sans avoir pris une miette sur les profits,
    un quart du montant estimé de la fraude fiscale,
    10 % des aides accordées par le gouvernement au patronat,
    46 % des dividendes versés aux actionnaires des 40 plus grosses entreprises de France.

A titre de comparaison :
•    les cotisations sur les stock-options, l’épargne-retraites et l’intéressement, c’est 10 Milliards en plus,
•    la cotisation sur les dividendes, c’est 20 Milliards,
•    une augmentation de 5 % des salaires, c’est 10 milliards,
•    Le respect de l’égalité salariale femme-homme, c’est 10 Milliards en 2020.
Ce n’est pas au Medef de décider que « l’âge de la retraite doit être repoussé ».

C’est au Parlement élu démocratiquement et à sa majorité de gauche de faire la loi.
Ceux qui ont institué la retraite à 60 ans, n’ont pas été élus pour la défaire.
C’est à la société de décider si l’augmentation de la richesse annuelle doit profiter au salariat (l’essentiel des retraités) ou à la minorité des actionnaires et à leurs dividendes.
SI le gouvernement dit qu’il n’y a pas de « tabou », il doit prendre l’argent là où il est !

2    – Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps !

C’est ce que ne cesse de répéter d’une même voix, gouvernement, MEDEF et UMP.
C’est une obsession du patronat, il faut presser le citron jusqu’au bout. Mais c’est faux.
L’augmentation de l’espérance de vie ne profite pas à tout le monde de la même façon. Elle est plus faible pour les salariés.
L’espérance de vie en bonne santé (sans handicap) diminue : elle est de 62 ans pour les femmes, 63 ans pour les hommes, 59 ans pour les ouvriers, 69 ans pour les cadres.
D’autre part, dans le secteur privé, 60 % des salariés sont en maladie, en invalidité ou au chômage lorsqu’ils prennent leur retraite.
Cette affirmation qu’ils prétendent de bon sens n’a rien à voir avec la réalité sociale. Allonger encore la durée de cotisation amènerait les trois quarts des salariés du secteur privé à ne plus être au travail quand ils partiront en retraite.
Augmenter la durée de cotisation, c’est voler nos plus belles années de retraite.

3 – Augmenter le nombre d’années de cotisations permet de maintenir le niveau des retraites.

C’est faux ! C’est un objectif inatteignable. La plupart des salariés ne pourront pas atteindre leur nombre d’années de cotisations, les femmes en premier lieu, mais aussi des salariés qui ont commencé à cotiser tard.
Ils subiront donc une baisse de leur retraite et en plus une « décote ».
Déjà 40 % des salariés subissent une décote (cela signifie qu’ils n’ont pas leur nombre d’années de cotisations). Ce chiffre augmenterait si l’on exige plus d’années des cotisations. L’âge moyen d’accès au premier emploi est de 23 ans.
En réalité tout le monde sait que cela conduit à une baisse des retraites.
50 % des retraités perçoivent moins de 1000 € par mois.
C’est une façon pour le patronat de développer la retraite par capitalisation.
Les bas revenus ne pourront amputer leur salaire pour se la payer.
Ceux qui le feront ne sont pas sûrs de retrouver ce qu’ils auront épargné.

4 – Les entreprises ne peuvent pas supporter plus de « charges » supplémentaires.

C’est faux. D’une part, il ne s’agit pas de charges mais de cotisations sociales donc de revenus différés, qui nous couvrent en cas d’arrêt de travail, maladie, accident, chômage, retraite….

Par ailleurs, les profits sont énormes et la crise n’a pratiquement pas eu d’incidence sur leurs montants. Les profits n’ont jamais été aussi élevés.
Depuis 30 ans, les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté (en argent constant) de 180 Milliards d’euros.

5 – De toute façon, on n’aura plus de retraite.

Cette parole défaitiste est malheureusement souvent entendue.
Elle n’a pas lieu d’être et il faut la combattre vigoureusement.
Le système de retraite par répartition instauré en 1946 au sortir de la guerre, dans un pays sans argent, a fait la preuve de son efficacité.
Malgré les attaques qu’il a subies, il permet à une grande partie des retraités de vivre.
Il est basé sur un principe simple : ceux qui travaillent payent la retraite de ceux qui ont travaillé et acquièrent aussi des droits pour leur retraite.
Il met les retraités à l’abri des crises financières (contrairement aux fonds de pension).

Les attaques répétées de 93, 2003 et 2010 l’ont effectivement partiellement remis en cause. Mais il n’y a aucune fatalité à ce que ce soit toujours les mêmes qui gagnent.

Pour cela, il faut se mobiliser et résister pour reconquérir des droits.
De nombreuses périodes de notre histoire nous ont montré que c’était possible de gagner et faire reculer les prétentions patronales.
On ne perd que les batailles que l’on ne mène pas.

6    – Augmenter le nombre d’années de cotisations n’a aucune conséquence sur l’emploi.

Bien sûr que c’est faux. 5 millions de personnes sont déjà en recherche d’emploi.
Près d’un jeune sur quatre est au chômage.
Pourquoi faire crever les vieux au boulot pour laisser les jeunes au chômage ?
« Le monde marcherait à l’envers » parce qu’un jeune au chômage coûterait moins qu’un retraité. Outre l’injustice et l’absurdité de cette situation, c’est nier les dégâts sociaux de la jeunesse au chômage. Un pays ne peut pas vivre avec des jeunes sans avenir.
Dans quelque temps, les mêmes vont nous dire qu’il faut baisser les allocations chômage parce que le trou de Pôle-emploi atteint 20 Milliards.
Pour cette raison, les jeunes sont directement  touchés par cette réforme. Un retraité en moins, c’est un jeune au chômage en plus !

7 – Les salariés du public touchent des retraites plus fortes que dans le privé.

C’est une légende bien entretenue afin de diviser les salariés entre eux.
Quand les salariés se divisent entre eux, le patronat et le gouvernement se frottent les mains.

Mais cela est faux. En réalité, il ya trois fonctions publiques :
–    la fonction publique territoriale (les employés communaux), la moyenne des retraites est inférieure,
–    la fonction publique hospitalière, la moyenne des retraites est égale,
–    la fonction publique d’état, la moyenne y est plus forte mais cela s’explique entre autres par le fait que dans l’éducation nationale il n’y a pas de différenciation de statut (cadre/employé).

Ce qu’il faut changer, ce n’est pas les 6 derniers mois de référence pour le public, c’est réduire les 25 meilleures années pour le privé.
Tous les salariés du public et du privé sont attaqués pour préserver les dividendes des actionnaires. Ne nous laissons pas diviser et mobilisons nous ensemble.

8    – En Europe, les salariés travaillent déjà plus longtemps.

Faux. En Allemagne, c’est 35 annuités, 35 annuités en Italie, 35 en Espagne, nous, c’est déjà 42 annuités, …

9    – Il n’y a plus de pénibilité et donc pas besoin de mesures spécifiques.

Les statistiques démentent de façon formelle cette affirmation largement répandue par ceux qui n’exercent pas de métiers pénibles dont le patronat de nos professions.
L’espérance de vie des ouvriers exerçant un métier pénible est inférieure de 6 ans par rapport aux cadres.
L’espérance de vie sans handicap est elle inférieure de 10 ans.
Curieusement, alors que le gouvernement et le patronat justifient leurs attaques par l’augmentation de l’espérance de vie et qu’ils invoquent des mesures dites de justice, ils ignorent ces inégalités.
En réalité, pour nos employeurs, à 55 ans, on est trop vieux pour travailler et trop jeune pour avoir droit à la retraite.
Nous avons droit aussi à une retraite en bonne santé.
Il est grand temps de changer cela car « Départ retardé, mort prématurée ! »

10    – La CGT critique toujours et ne fait aucune proposition.

Encore une affirmation fausse, la CGT fait des propositions pour maintenir et améliorer le système par répartition, il y a des solutions :
•    La relance de l’emploi, la hausse des salaires, pas dans l’austérité qu’on nous inflige.
•    La mise à contribution des revenus financiers des entreprises (environ 20 Mds).
•    La suppression des exonérations patronales et l’instauration d’une modulation des cotisations dites « patronales » en fonction de la part des salaires dans le chiffre d’affaires  (environ 10 Mds).
•    L’augmentation des cotisations retraites patronales. Cette augmentation permettrait de taxer le capital, de diminuer le montant des dividendes versés chaque année aux actionnaires des grands groupes. Ces dividendes sont sans aucune utilité sociale, ils ne créent pas d’emplois et nourrissent la spéculation (fonds de pension).
Une hausse de 1,1 % suffirait à rétablir l’équilibre financier d’ici 2020.
•    L’élargissement de l’assiette de cotisations à l’épargne salariale, l’intéressement, la participation (rapporterait 10 Milliards) parallèlement à des augmentations de salaires.
•    Le respect de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes apporterait un solde positif de 5 milliards d’€ dès 2015 et près de 10 milliards d’€ à l’horizon de 2020.

Pas un an de plus, pas un euro de moins, de l’emploi pour tous.
Dès septembre, le nombre de salariés dans l’action sera la force qui nous fera gagner
La CGT, FO, FSU et SUD s’associent au mouvement national unitaire de grève et de manifestations
le mardi 10 septembre 2013

Contact numéro 4 – Front Office PJ – Une fausse bonne idée

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Lors du CE du 5 juin 2013, les élus CGT ont été appelés à voter concernant la nouvelle organisation du service Protection Juridique (Division Gestion pour Compte). Cette nouvelle organisation consiste, pour faire simple, à transférer l’activité téléphonique de cette entité sur une cellule dédiée chez IMATECH, fililale d’IMA. Une bien belle erreur en perspective. Explications.

Depuis plusieurs mois, les gestionnaires de la Protection Juridique sont submergés de travail. Plus de 500 dossiers en stock[1]génèrent un stress et une suractivité à la limite du supportable. Les écrêtements sont légion et le nombre de dossiers BPCEA augmente de façon quasi exponentielle. A cette suractivité s’ajoute l’impossibilité de traiter correctement les appels concernant les dossiers, générant un taux de réponse extrêmement faible qui lui-même provoque encore plus d’appels non servis, et ainsi de suite…

Pour faire face à cette maladie téléphonique chronique, 8 CDD ont été recrutés il y a quelques mois afin de gérer et distribuer les appels. Cela n’a rien ou presque rien changé, le minimum, dans cette configuration, étant d’en avoir le double.

Pour faire face à cette situation, il a donc été décidé que ce serait IMATECH, à Nantes, qui prendrait désormais les appels de premier niveau, sans activité de gestion (heureusement !!). Même si cela peut être une solution immédiate qui soulagera provisoirement les gestionnaires, la CGT considère qu’il s’agit d’une erreur de stratégie évidente :

–         Dès qu’un appel concernera une demande de gestion ou de conseil, IMATECH demandera aux gestionnaires Macif de rappeler. On ne voit pas là de réponse à la baisse de l’activité téléphonique, puisque les appels entrants seront tout simplement transformés en appels sortants.

–          Déléguer une partie de notre savoir-faire à l’extérieur devient une [mauvaise] habitude.

–         Les conditions de travail chez Imatech Nantes, sont loin du modèle social de la Macif.

–         En parlant de modèle social, il est quand même pratique de pouvoir se débarrasser de salariés jetables si d’aventure l’activité protection juridique baissait (en gros, si on perdait le contrat BPCEA). De fait, la Macif entretient par son comportement une précarité qu’elle refuse par ailleurs officiellement !

La CGT a rencontré les salariés de la PJ la veille du CE et leur retour a été quasi unanime :

OUI, déporter la charge téléphonique les soulagera provisoirement, mais comme la nature a horreur du vide, ce temps d’appel, savamment calculé à 3 heures par jour et par gestionnaire, sera très vite comblé par des dossiers supplémentaires.

OUI, les gestionnaires aimeraient bien pouvoir s’occuper d’un dossier de bout en bout, téléphone compris. Enlever l’activité téléphonique leur donne une vue partielle qui ne leur convient pas.

NON, rien ne changera à terme.

Pour toutes ces raisons les élus CGT ont voté contre la mise en place de ce projet

Car ce que propose la CGT rejoint parfaitement la demande et les inquiétudes des gestionnaires :

Si l’on veut apporter un service de qualité, si l’on veut pouvoir travailler sereinement et efficacement, il faut….

AUGMENTER LES EFFECTIFS DE JURISTES AU SEIN MÊME DE LA MACIF

Et ARRÊTER DE BRADER NOS SAVOIR-FAIRE A L’EXTERIEUR.

Ça, c’est une vraie bonne idée !!!

LA CGT ne manquera pas de rendre régulièrement visite aux gestionnaires de la PJ, et malheureusement, il est à craindre que la situation ne sera pas meilleure d’ici quelques mois…


[1] La direction n’en annonce « que » 350, mais tout dépend du mode de calcul, selon que l’on intègre les effectifs en place ou ceux qui sont en congés, notamment maternité…

Contact numéro 3 – PMT, halte à la culpabilisation

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Après des années de navigation à vue, le nouveau Directeur Général reprend la barre. D’aucuns diront que c’était nécessaire. Sur le fond, évidemment ! Sur la forme, les évidences sont ailleurs.
Les élus CGT, au travers des échanges avec les salariés, font le même constat alarmant :
Les réorganisations successives, passées (DAD, ex-Macifilia, DIT), en cours (DIT) ou à venir (DMD) entretiennent le doute
quant à l’avenir de chacun, l’exercice de son métier et son positionnement dans l’entreprise.
La pression sur l’encadrement (même au niveau des cadresde direction) se reporte sur tous les collaborateurs. Les arrêts maladie s’enchaînent (même à haut niveau), la démotivation est palpable et cette période d’entretiens de « progrès » révèl bien des situations alarmantes.
Pendant que le PMT nous impose des objectifs de résultats plus qu’ambitieux, les moyens pour y parvenir sont réduits de
manière drastique, les embauches indispensables deviennent comme par magie facultatives, la pression augmente d’un cran
chaque jour, générant bien entendu une souffrance au travail accompagnée d’une bonne dose de démotivation.
La santé de l’entreprise passe par celle des salariés. Si la situation continue de se dégrader, c’est l’entreprise toute
entière qui se met en danger.
Il est du devoir de la CGT d’alerter sur le fait que la marche forcée qui nous est imposée provoque déjà des dégâts
et les C.M.T (Conséquences à Moyen Terme) sont d’ores et déjà faciles à imaginer…
Alors n’y ajoutons pas de CULPABILITE !
Non ! Les salariés ne sont pas responsables des maux dont on veut les accuser
Non ! Les cadres ne sont pas tous responsables du mauvais rôle qu’on veut leur faire jouer.
Non ! Les salariés ne doivent pas culpabiliser si les conditions ne permettent pas de faire son boulot correctement.
Ce sentiment de culpabilité, finement entretenu, cherche à isoler le salarié en souffrance pour qu’il pense être le seul dans ce cas. Malheureusement, les élus CGT constatent quotidiennement que cette souffrance est partout. Si vous vous sentez isolé, si vous avez besoin de vous défendre, les élus CGT sont là pour vous accompagner et vous aider à gérer votre situation. Ce n’est que de cette façon que vos droits peuvent être défendus.

Contact numéro 6 : Travailler plus pour perdre plus

A la suite du changement d’organisation du temps de travail (généralisation de l’alternance 4jours/5 jours pour les
employés et de la semaine de 35 heures avec 22 jours de RTT pour les cadres intégrés), la CGT vous a consulté en
début d’année sur votre situation personnelle en matière de temps de travail (voir Contact n° 1).
Vous êtes un peu plus d’une centaine à avoir répondu et nous vous en remercions.
L’analyse globale fait ressortir une relative insatisfaction face à cette nouvelle organisation, une dérive des 31h
30 avec de nombreux dépassements d’horaires, réguliers ou non selon les services, ainsi qu’une difficulté à
poser tous ses congés, RTT ou jours non travaillés (pour les cadres autonomes).
Ces premières appréciations sont confirmées par les chiffres 2011 fournis par la Direction Générale concernant le
Siège Social, donnés récemment aux organisations syndicales dans le cadre de la NAO (Négociation Annuelle
Obligatoire).

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Contact numéro 5 : A quoi sert mon CE

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N° 5 – Octobre 2012
A QUOI SERT MON CE ?
En application de l’article L 2323-6 code du travail, la consultation est l’une des attributions essentielles du comité d’entreprise : il est obligatoirement informé et consulté sur les questions intéressant l’organisation, la gestion et la marche générale de l’entreprise et, notamment, sur les mesures de nature à affecter le volume ou la structure des effectifs, la durée du travail, les conditions d’emploi, de travail et de formation professionnelle des salariés.

La consultation doit impérativement précéder toute prise de décision par l’employeur. C’est l’occasion pour les membres du CE de formuler des propositions et d’obtenir des réponses à leurs interrogations. Outre ses attributions importantes, le CE peut organiser des activités sociales et culturelles (art. L2323-83 du Code du travail) financées sur un budget spécifique attribué par l’entreprise. Elles sont organisées et développées par le comitéd’entreprise au bénéfice des salariés et de leur famille pour leur bien-être ou l’amélioration de leurs conditions de vie. Le CE peut donc organiser des activités de loisirs, de vacances, de sport, de culture, ou sociales qui peuvent également prendre la forme d’une participation financière d’activités individuelles. Et le CE du Siège social, qu’est-ce qu’il fait ? Il donne son avis sur les projets importants qui touchent l’organisation de l’entreprise et ces derniers mois, les projets ont été nombreux : réorganisation des directions métiers (marketing, assurances dommages, informatique…), le service  protection juridique, l’intégration des salariés de Macifilia, etc….
Il est informé également sur les dispositifs RH : les résultats de l’entretien de progrès, la gestion prévisionnelle des emplois et des  carrières (GPEC), l’accompagnement des seniors, le comité de développement professionnel (CDP), le plan de formation, etc…. La CGT est particulièrement attentive à ces dossiers qui sont essentiels dans la vie des salariés au travail. Elle se préoccupe de l’avis des salariés concernés avant de donner son avis au CE et rend compte régulièrement de son analyse par voie de tracts. Et en matière sociale et culturelle ?
Le CE du Siège social, comme tous les CE de l’UES MACIF (à l’exception d’Idmacif qui n’a pas de CE), bénéficie d’une subvention de 3,6% de la masse salariale soit plus de 2 660 000 € pour 2012. Et qu’en fait-il ? Il en reverse une partie à d’autres structures qui prennent en charge des activités sociales et culturelles : à l’Amicale du site niortais (0,07% de la masse salariale des salariés du site niortais soit 42 000 €) et à Macif Evasions (0,9% de la masse salariale de l’ensemble des salariés du Siège soit 666 000 €).
Il prend en charge financièrement une partie de la restauration de chaque salarié dans les restaurants du site niortais oude Paris, et pour quelques salariés, il finance une partie des titres restaurant. Cette participation financière dont tout le monde bénéficie  quotidiennement s’élève à 666 000 €. Des activités sociales et culturelles sont également organisées par les commissions loisirs,  culture, sports, affaires sociales, repas de Noël et le CE attribue pour ces activités un budget de 535 000 € dont 270 000 € pour organiser des voyages et des sorties (en plus de celles de Macif Evasions) Enfin, il attribue des subventions aux salariés soit sous forme de remboursement des activités culturelles, sociales et sportives soit sous forme de chèques lire, de chèques disque, de chèques vacances, de chèques Cadhoc. Il faut savoir que ces subventions individuelles sont très encadrées par la réglementation fiscale et que l’URSSAF fait régulièrement des contrôles pour déterminer si les sommes allouées relèvent ou non d’avantages en nature qui seraient soumises à cotisations sociales pour l’employeur et à imposition sur le revenu pour le salarié.
Quelle est la position de la CGT sur les activités sociales et culturelles du CE ? La CGT est attachée à plusieurs principes :
– le quotient familial Il est indispensable que l’intervention du CE soit inversement proportionnelle aux revenus du salarié et de sa
famille
– les activités collectives Le CE ne doit pas être uniquement un distributeur d’argent (il n’en a d’ailleurs pas le droit compte tenu des
limitations de l’URSSAF) mais doit permettre, par l’organisation d’activités collectives, d’établir du lien entre les salariés des différentes entités ou directions du Siège social. Il doit également permettre de rencontrer les salariés des régions et filiales Macif et il le fait en proposant à tous les CE des Olympiades. Ces dernières, organisées pour la première fois en 2001, ont permis de rassembler des collègues (France Entière) dans un contexte de joie, de bonne humeur et d’échanges. Ces valeurs sont importantes pour vos élus CGT.

Les Olympiades ont été renouvelées en 2010 et 434 salariés du Siège social et leur famille y ont participé. Ce fut de nouveau un  succès et la majorité des élus du CE a décidé de renouveler cette manifestation en 2013 pour un budget sensiblement équivalent à celui de 2010 (évalué entre 380 et 460 000 € ce qui revient pour une année, entre 127 et 153 000 €)

– la participation à la restauration
En l’absence de CE, il s’agit d’un poste budgétaire important pour les salariés, en particulier sur les grandes villes. La restauration collective permet à chacun d’avoir des repas équilibrés, de qualité, à un coût raisonnable.
– la variété des propositions
Il en faut pour tous les goûts et toutes les bourses, et de ce point de vue, le CE du Siège social essaie d’avoir un catalogue d’activités différentes : bibliothèque, séjour à l’étranger et en France, conférences, arbre de Noël, rencontres sportives, cours de guitare, chorale, etc….
– l’implication de ses élu(e)s : même minoritaire, la CGT prend une part active au CE avec des élu(e)s en charge du secrétariat, de la trésorerie, de présidence de commission, en plus de la représentation au CCE, à Macif Evasions et à l’Amicale.

LA CGT S’ENGAGE AU SERVICE DE TOUS LES SALARIES
AU COMITE D’ETABLISSEMENT
COMME DANS TOUTES LES INSTANCES DU PERSONNEL
NOM : ………………………………….. Prénom : ……………………………..
Direction : ……………………………. Service : ……………………………..
Je souhaite prendre contact avec le délégué syndical ou un élu de la CGT :
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A adresser aux délégués syndicaux CGT, Anne Faucher, Catherine Duchêne ou Didier Torossian