Contact numéro 5 : La Solidarité est une farce

tontons-flingueurs-1963-20-g–     A c’qui parait qu’on nous mitonne une ch’tite réorg pas piquée des hannetons.
–     Encore ?! Pourtant y’a Bébert qui m’a dit qu’ils ont juré que ça serait la dernière
–     Bébert va falloir qu’il atterrisse, parce les michetons d’la DIT en sont encore à se demander ce qu’ils vont bien pouvoir marner demain, vu que du boulot est refilé aux prestataires et qu’en plus, ils veulent les virer les prestataires. A ce qu’on m’a dit, paraîtrait même qu’ils voudraient revenir en arrière, parce que leur usine à charbon elle a pas l’air de cracher beaucoup de flammes. Veulent fermer la boutique on dirait.
–     Ben c’est comme à la DMD, ils ont pris les gars du CE pour des lapins de 6 semaines en leur disant que tout allait bien, qu’ils avaient préparé une trop belle organisation. Style, iso-effectifs qu’ils ont dit. Le résultat du turf, c’est qu’ils sont encore à se gratter la tonsure pour savoir où ils vont placer tout ce beau monde, qu’il y a encore une palanquée de cow-boys qui arrive de province pour ranger les tepees des indiens du siège qui valent pas un ragondin, et qu’avec tout ça, faut faire des économies pour payer les nouveaux darons.
–     Plus d’agendas papier qu’ils ont dit ! Trop cher, faut aller sans papier sur Lotus !
–     Et tu fais comment quand t’es pas au bureau et que t’as pas l’aïl fone ?
–     Système D Polo, système D.
–    Y’a un pote ingénieur à Grenoble qui m’a dit que c’était pas mieux pour Macifilia.
–    Ah bon ? Tout allait bien qu’ils disaient.
–    Tu parles. Peuvent même plus bosser. Les boss avaient promis un nouveau programme pour aller plus vite, mais comme y’a plus de fraîche, on met tout sous le tapis, et les gars se retrouvent à mettre 10 fois plus de temps qu’avant pour faire le même taf. T’imagines ?
–    Ça a l’air d’aller vachement bien dans ta taule…

Ce mauvais dialogue est malheureusement le reflet d’une triste réalité. Sous prétexte de PMT et d’objectifs à atteindre, on en profite pour faire passer n’importe quoi n’importe comment, sans même savoir, au-delà des grands discours et des communications managériales à la limite de l’overdose, où l’entreprise se dirige.    Et ce sont toujours les mêmes mots qui reviennent : Mal-être, perte de repères, surcharge pour certains, placardisation pour les autres, flicage, pression, écrêtements, économies de bout de chandelles quand on nourrit grassement nos « chers » dirigeants. Et il suffit d’écouter autour de soi pour se rendre compte des dégâts qu’une absence d’écoute, voire une attitude de mépris, peut faire sur des humains.

STOP ! CE, DP, CHSCT ne sont pas des instances fantômes. Ce n’est que par la solidarité entre collègues que nous pourrons faire avancer les choses. Non, la solidarité n’est pas une FARCE.

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